Netlinking: Analyse du mininet “Butterfly”

Netlinking: Analyse du mininet “Butterfly”

Bonjour à toutes et tous,

Rudy m’a gentiment proposé d’écrire quelques lignes ici, et vu que j’aime bien le SEO (et Rudy ^^), je ne me suis pas fait prier. Donc, au menu aujourd’hui : Le mininet butterfly.

Au commencement où l’origine du mininet

Mais quel est ce nom barbare ? me direz-vous…Eh bien, remontons à l’époque des ordinosaures et du SEO Nonsapienus (à l’époque des pattes d’eph’, des futals en cuir et des modems 56K…autour de 1998). A cette époque donc, les SEO Nonsapienus avaient pour coutume de procéder à des échanges de lien bilatéraux que le SEO Sapihatus nommera plus tard “liens réciproques” e.g. Kevin avait un site A et Gérard un site B, Kevin faisait un lien vers Gérard (de A vers B) et Gérard rendait la pareille à Kevin (de B vers A) tel qu’exposé en figure 1.

un backlink, c’est un vote !

De fait, un lien vers un site agissait, et agit toujours, comme un vote de popularité ou de pertinence aux yeux de Google, c’est la base du Pagerank (c’est pourquoi le Google bombing fonctionne toujours). Puis Google rendit caduque l’échange de liens réciproques. Bientôt, Kevin et Gérard trouvèrent la parade en invitant leur pote Olaf qui avait le site ouaib C et ils se mirent à faire des échanges triangulaires tel qu’illustré en figure 2 : le circuit était fermé (comme un circuit électrique ou hydrolique, cette notion sera importante lorsque nous aborderons le butterfly).

Figure 2 : échange de lien triangulaire

naissance des constellations

De l’autre côté de l’atlantique, vivait le SEO MacDonaldus qui avait lui aussi découvert l’échange triangulaire. A l’instar des lemmings, le SEO MacDonaldus avait tendance à piller son habitat naturel et celui des autres. Très friand du jus de saircheuEngine, Michael Campbell, le plus célèbre des SEO MacDonaldus, imagina le mininet : un réseau évolué d’échange de liens. Il coucha sur du papier kraft imbibé de vieille graisse de SaircheuEngine la théorie en question et la nomma “revenge of the mininet“. Nous sommes en 2003 et l’ère ouaibedeupoinzero a à peine débuté : la stratégie de mininet ne prend pas en compte les bénéfices qu’apportera cette nouvelle ère au peuple SEO qui  vaudra au mininet, dans son évolution ultime, le nom de linkwheel.

Les principes de base du mininet sont simples :

  • posséder différents sites web associés à des adresses ip de classe A, B ou C différentes (les puristes diront que le classement A, B, C est obsolète mais c’est le moyen le plus pratique d’expliquer la chose)
  • effectuer un seul lien avec une unique ancre d’un keyword à promouvoir d’un site vers un autre, toujours utiliser cette ancre à travers tous les liens qui unissent le mininet (aussi appelé constellation)
  • dans la constellation dite du papillon (l’auteur a inventé d’autres configurations telles que celle du diamant), Michael Campbell pose que 6 sites satellites autour du site à promouvoir est un nombre optimum. Le plus n’est pas le mieux, et aulieu de créer un mininet de 50 satellites autour d’un “main site”, il serait préférable de procéder en fractales ( chaque satellite du premier étage devient le “main site” d’un autre mininet de 6 satellites de rang 2, etc.) ce qui résout en plus le dilemme de “pyramide ou butterfly ?”
  • rendre étanche le mininet de niveau le plus élevé (sous wp, vous virez les liens externes du footer, les membres de la blogroll externes à la constellation etc. dans l’idéal), par contre, si vous avez un super-butterfly de 10 étages, prévoir de faire quelques liens vers des sites externes depuis les étages les plus bas afin que la constellation ne soit pas détectée comme isolée.

Ainsi, on se trouve avec des sites distincts aux yeux de google (ip de classes différentes. d’ailleurs, si vous optez pour un système d’ip failover, pensez à bien régler votre reverse dns) : les liens, ou votes, sont perçus comme fortuits et l’on monte dans les SERPs.

Structuralisme de la constellation du papillon

ça claque hein comme titre –’

Pour en revenir à Kevin, il eut l’occasion de lire l’ouvrage de Michael Campbell. Hélas, Gérard fut embauché entretemps “quality rater” chez Google et Olaf était devenu totalement improductif depuis qu’il avait développé une addiction dépendance à la colle à rustines de vélo BASF (ex. E. G. Farben).

Kevin dut donc improviser seul, il loua un serveur dédié, prit en option quelques Ip Failover situées jusqu’en Ouzbeskistan et à travers toute l’Europe, il loua aussi plusieurs noms de domaine qu’il associa aux diverses ip failovers. Il avait, parmi les multiples structures de constellation, choisi celle du papillon tel qu’en figure 3

Figure 3 : Structure de mininet en papillon (butterfly)

Du mininet à la linkwheel où l’active SEO 2.0

Kevin, fort satisfait de ce système, se mit à échanger ses découvertes, astuces, optimisations diverses et variées quant à la promotion de sites web avec d’autres membres du peuple SEO Nosapienus. Ce groupe d’individus, comprenant l’enjeu d’un SEO actif, de l’échange d’informations afin de percer les secrets du grand G, donna naissance à la souche SEO Sapihatus, reconnaissable à la pousse d’un chapeau au sommet de leur crane, tandis que les SEO Nosapienus, victimes d’intoxication aux recommandations Google, partirent en vrille dans un système autarcique d’où le nom de SEO WRI-us.

structuralisme de la linkwheel

Tandis que les sapihatus continuaient à élaborer des techniques toujours plus perfectionnées dans leur quête, l’écosystème du Ouaib changea drastiquement. Commença alors l’ère ouaibedeupoinzéro. Tout le monde pouvait écrire n’importe où, cétait magique. Alors que les SEO WRI-us découvraient la possibilité  de s’échanger des mp3 de Ricky Martin par bittorrent, de créer des skyblogs pour publier les photos de leurs soirées “silver-cola Label 5″, les sapihatus comprirent le potentiel de ce nouveau Writable web. L’une des applications directe était la possibilité de créer des blogs via des hôtes divers à volonté, l’autre étant l’opportunité offerte par les digg-like (dont Rudy parle dans l’un des articles de ce blog). Les Digg like étant censés être la manifestation de la volonté populaire (par le biais de soumission d’articles censément pertinents, ainsi que de votes pour plébisciter lesdits articles/sites web), procéder à des soumissions auprès desdits annuaires (wikio,technorati…) laisserait entendre que les url soumises seraient pertinentes, et, de fait, grimperaient dans les SERPs. A fortiori avec les structures dites mininets, concues pour retenir le jus. Le principe du linkwheel était né (voir figure 4).

Figure 4 :le mininet en butterfly devient linkwheel grace au web 2.0

Considérations sur les mininets et l’active SEO

A noter qu’un linkbuilding assez consistant avant même de soumettre aux annuaires assure des résultats pérennes. Si votre contenu est cohérent avec les mots clés ciblés, aucune raison d’éviter d’inscrire le site central sur les digg-like. Seuls les spammeurs évitent de le faire de peur d’être pénalisés, les sites satellites servent alors de fusibles.

N.B : vous aurez noté la référence comique  à la tribu de SEO qui se contente de suivre les guidelines googles; il est de notoriété publique qu’à toutes choses égales par ailleurs, l’age d’un nom de domaine est un bonus et plus généralement le facteur temps qui permet de se constituer un linkbuilding. Il est évidemment dans l’intérêt des personnes positionnées sur certains mots-clés, certaines niches, de conseiller aux nouveaux arrivants de s’en tenir aux guidelines en question puisqu’ils n’auront pas une chance de se positionner. L’astuce consiste alors à taxer les personnes qui sortent de ces guidelines de “black hat SEO”, en gros, de méchant, avec une connotation de “hacker” (au sens médiatique hein). Et les CEO de moteurs tels que Google leur donneront raison, puisque chercher à contrecarrer les algorithmes de ranking, c’est aller à l’encontre d’un business plan bien rodé (essayez de chercher “mobile phone” sur google.uk : seulement 20% des SERPs sont organiques, le reste, c’est de la pub google en haut, à droite, du google maps, etc.), alors dire que des pratiques avancées (que nous qualifions de active SEO et non “random-color” hat SEO) nuisent à l’utilisateur, c’est un peu faux. A ce sujet, les gens qui s’adonnent à la pub sauvage pour du viagra sur des forums de tricot sont tout simplement bêtes, ça peut gêner les mamies, ça ne rentre pas dans le cadre du “active SEO” et nous ne le conseillons tout simplement pas.

A bientôt :)

A propos de l’auteur – Charles-Victor Boutet

Je suis doctorant en sciences de l’information (CNU 71), j’entame une thèse qui traite du SEO, d’un point de vue informatique, humain, épistémologique, marketing, intelligence économique, intelligence collective.
J’ai récemment remporté le concours de référencement “black hattitude” et je collabore avec tous les gens de bonne volonté, préférentiellement les plus compétents tel que l’hôte de ce blog mais plus on est de fous, plus on s’amuse.

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